500 volontaires français au Burkina Faso.

• Le Burkina Faso est un pays d’attraction des volontariats internationaux. Depuis le début de l’année 2016, plus de 500 volontaires français ont déjà été recensés, dont plus de 60% sont des jeunes en chantier de solidarité internationale.

• À la différence du bénévole qui ne reçoit pas d’indemnités et qui s’engage sur son temps libre, le volontaire s’engage à plein temps et reçoit une indemnité pour cette action de solidarité internationale. Plusieurs types de volontariats existent en France, permettant à des volontaires de vivre une expérience unique et enrichissante, tant sur le plan personnel que professionnel :

Le volontariat de solidarité internationale qui permet la réalisation de missions d’une durée allant de 12 à 24 mois auprès de partenaires locaux.

Le service civique international qui permet à de jeunes européens (16-25 ans) d’effectuer une mission d’intérêt général pour une durée de 6 à 12 mois dans une association locale.

Le volontariat d’initiation et d’échange qui permet la réalisation d’une première expérience et la découverte des réalités internationales sur une courte durée.

Le volontariat d’échange et de compétence permettant à toute personne active ou à la retraite d’enrichir son expérience ou d’apporter son savoir-faire à un partenaire local.

Témoignage d’une volontaire française au Burkina faso : «  »

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« Ergothérapeute de profession, j’ai travaillé pendant 2 ans au sein de la Fondation Internationale Tierno et Mariam (FITIMA) à Ouagadougou, Burkina Faso, de 2012 à 2012 en tant que volontaire de solidarité international avec la délégation catholique pour la coopération (DCC). Le Burkina Faso, à l’instar d’autres pays en voie de développement connaît des difficultés dans la prise en compte de la promotion des personnes vivant avec un handicap. Ces personnes font l’objet de stigmatisations de toute sorte, ce qui les entraîne dans un système d’exclusion au sein des sociétés traditionnelles et modernes. Dans ce contexte, FITIMA a pour objectif d’améliorer la qualité de vie des enfants en situation de handicap moteur, associé ou pas à des déficiences intellectuelles, à travers une prise en charge adaptée. Actuellement une soixantaine sont pris en charge (40 de façon régulière, 20 de façon ponctuelle). À travers ma mission (de 24 mois), j’ai participé à la mise en place du service d’ergothérapie : élaboration d’un protocole et d’une démarche de prise en charge, évaluations et bilans des capacités fonctionnelles des enfants/adolescents ; conception et réalisation d’activités thérapeutiques de rééducation, encadrement et formation de l’équipe professionnelle sur les techniques de prise en charge en ergothérapie... Tous les jours, chaque sourire des enfants sont des rayons de soleil supplémentaires qui mettent un plus de chaleur dans les cœurs. »

Le volontariat de réciprocité

En 2016, France volontaire a développé un programme de volontariat de réciprocité. 4 jeunes Burkinabé sont en cours de mission à Auzeville, à Bazas, à Bordeaux et à Limoges. 4 autres jeunes sont en cours de recrutement pour commencer leurs missions en début d’année 2017 à Grenoble, à Châtellerault et à l’Aigle Mortagne au Perche.

Lydia Compaoré ancienne engagée volontaire de service civique de réciprocité - PNG

« Je m’appelle Lydia, je suis burkinabè et j’ai réalisé d’octobre 2014 à juin 2015 une mission de volontariat sous statut de service civique français à Saint-Quentin (Picardie) auprès d’une structure dénommée Aster-International. J’ai été bien accueillie par ma tutrice et les bénévoles d’Aster. Au début j’ai trouvé leur façon de travailler très stressante mais je me suis très vite habituée. Je crois qu’il m’a fallu deux mois pour me sentir bien à Saint-Quentin ; apprendre à me déplacer avec les moyens de transports en commun, supporter le froid parce que je suis assez frileuse. Les difficultés rencontrées pour mon intégration à la culture du pays d’accueil ne manquent pas… Même si je connaissais déjà la France, les différences les plus frappantes sont la façon de penser parfois différente de la nôtre, les stéréotypes que se font les lycéens français sur l’Afrique. L’Afrique c’est les éléphants, l’Afrique c’est la pauvreté, etc. Qui plus est, j’ai toujours eu tendance à comparer les prix car il est vrai que le coût de la vie en France est très élevé. En conclusion, je peux affirmer qu’après cette expérience je tire une plus grande confiance en moi ».

Dernière modification : 05/01/2017

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