CEREMONIE DE REMISE DE PRIX (Fondation 2IE, OUAGADOUGOU, 11 juillet 2009) : allocution de l’Ambassadeur François GOLDBLATT.

M. le Président de la Commission de l’UEMOA,

Messieurs les Ministres,

Monsieur le Maire de Ouagadougou,

Messieurs les Ambassadeurs, M. le Directeur Général,

Chers Etudiants,

Mesdames et Messieurs,

L’Institut International d’Ingénierie de l’eau et de l’environnement de Ouagadougou remet aujourd’hui à ses élèves les diplômes et les prix que leur travail mérite. Pour beaucoup d’entre eux, cette cérémonie représente la première étape vers l’entrée dans le monde du travail. Grâce à la qualité des enseignements qu’ils ont reçus dans cet établissement, cette arrivée sur le marché du travail s’annonce riche en opportunités.

En effet, le 2IE a aujourd’hui atteint une notoriété internationale, qui le classe parmi les meilleurs établissements de formation et de recherche. Pôle d’excellence de l’UEMOA et de la CEDEAO, agréée par le CAMES, accréditée par la Commission française des titres d’ingénieurs, membre de la Conférence des Grandes Ecoles françaises, l’institution comprend désormais en outre une école doctorale, adossée à un consortium d’universités prestigieuses, africaines, européennes et américaines, parmi lesquelles, pour n’en citer que quelques-unes, les universités françaisesde Paris-VI, Compiègne, Strasbourg, Rennes et Montpellier, mais aussi, en Afrique francophone et anglophone, les universités du Burkina Faso, de Côte d’Ivoire, du Bénin, du Ghana et de la Tanzanie, enfin, aux Etats-Unis, Princeton University, et en Suisse, l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne.

Témoigne encore de ce niveau d’excellence un succès tout récent, puisque la Fondation Suez vient de décerner au 2IE, grâce aux travaux conduits par son Directeur général adjoint, son Grand Prix de l’innovation.

Il n’est donc guère étonnant qu’une fois leur diplôme en poche, 93% des ingénieurs et 100% des techniciens formés par l’établissement trouvent un emploi en moins de six mois. Parmi eux, 12% créent leur propre entreprise.

Ces excellents résultats interviennent alors même que le 2IE s’apprête à accueillir à la rentrée prochaine plus de 900 étudiants, contre 200 seulement il y a cinq ans.

Ce succès doit d’autant plus nous réjouir que les formations dispensées ici touchent à des secteurs-clés pour le développement de la région. L’eau et l’environnement, l’énergie et les infrastructures représentent des enjeux majeurs, auxquels l’Afrique doit faire face, pour assurer sa croissance économique et atteindre les objectifs du millénaire pour le développement.

Le dynamisme de la direction de l’établissement, qui a réussi à conduire une réforme de grande ampleur, mais aussi la volonté des partenaires et des bailleurs, qui ont accompagné cette réforme, expliquent ce succès.

La France s’est engagée d’autant plus volontiers dans ce projet qu’elle n’était pas seule. D’autres partenaires ont cru en sa réussite. Je voudrais saluer ici tout particulièrement l’Etat du Burkina Faso, dont l’appui, matérialisé notamment par un apport très important au plan d’investissement et par la mise en place d’un environnement juridique favorable, a été déterminant pour assurer le succès de la réforme.

La création et la diffusion du savoir, dans les sciences et la technologie, sera demain un moteur du développement de l’Afrique, et le 2IE, grâce à son expérience et à ses résultats, l’un des piliers des Instituts Africains des Sciences et de la Technologie.

Il s’est fixé des objectifs ambitieux et les atteint : former plus de 300 cadres par an, assurer le lien entre la formation et l’emploi, appuyer le secteur privé en formant des cadres répondant à ses besoins, favoriser la création d’entreprises par les étudiants en fin de cycle, promouvoir de nouvelles sources d’énergie adaptées aux ressources et aux besoins de l’Afrique.

Monsieur le Président de la commission de l’UEMOA, Monsieur le Ministre, Messieurs les Ambassadeurs, Mesdames, Messieurs.

La France soutient les initiatives originales et souhaite que le continent africain se développe à partir de ses propres ressources humaines. La réussite du 2IE est une étape importante vers l’atteinte de cet objectif. Nous pensons que le futur du continent passe par des établissements similaires, gérés selon des méthodes modernes et efficientes, reconnus internationalement, dispensant des formations à la fois de très haute qualité et orientées vers les besoins des entreprises. C’est pourquoi, aux étudiants qui, aujourd’hui, entament une étape importante de leur vie, nous souhaitons le meilleur, car de leur réussite dépend l’avenir de l’Afrique.

Je vous remercie de votre attention.

Dernière modification : 16/07/2009

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