Compte rendu de la visite de M. Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication et de M. Xavier Darcos, président de l’Institut français et ancien ministre.

Frédéric Mitterrand a notamment rencontré le Président du Faso, Blaise Compaoré, ainsi que son homologue burkinabè, Filippe Savadogo. Il s’est dit sensible à la « réussite de la programmation du FESPACO et du message que le Burkina Faso apportait à travers le cinéma au monde de la culture internationale à travers l’Afrique, mais aussi au monde entier ». L’échange avec le Président du Faso a été, selon M. Mitterrand, « très fructueux, et M. Blaise Compaoré a été très réceptif à tous les sujets liés à la culture ».

Lors d’une rencontre avec la presse, le ministre a annoncé qu’il souhaitait la tenue d’une conférence sur l’aide au cinéma africain, pour en améliorer la coordination et l’accessibilité : "Je souhaite réunir rapidement une conférence qui sera une véritable réunion avec les contributeurs pour le cinéma africain", a-t-il déclaré. "Il me semble de bon sens que leur efficacité pourrait être démultipliée si on améliorait leur coordination et leur accessibilité. (…) Il y a les fonds européens, les fonds néerlandais, suédois et espagnol, les aides de l’OIF (Organisation internationale de la Francophonie) et tant d’autres fonds et programmes de soutien au cinéma africain. Cette multiplicité devrait représenter un atout (mais) le manque de coordination entre ces différents dispositifs favorise plutôt les doublons, les lenteurs et parfois même, chose incroyable, les pertes", a déploré le ministre.
La France est également disposée à soutenir les Etats africains pour la structuration de la filière cinématographique, a dit M. Mitterrand, notamment en ce qui concerne le renforcement du respect du droit d’auteur et la lutte contre le piratage.

Gaston Kaboré distingué par la France.

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Le cinéaste Gaston Kaboré a été élevé au grade de chevalier dans l’Ordre de la légion d’honneur ce samedi 5 mars 2011, par M. Frédéric Mitterrand. Lauréat de l’Etalon de Yennenga en 1997 avec "Buud Yam", Gaston Kaboré, qui a fondé l’Institut Imagine, une école de cinéma à Ouagadougou, avait notamment présidé le jury du festival de Berlin en 2009.
Le ministre a salué l’œuvre de cet « homme de terrain, combattant de l’image et promoteur de la diversité culturelle ».

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Dernière modification : 09/03/2011

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