Culture, jeunesse et sport

Culture

Le Burkina Faso possède un grand nombre d’atouts sur le plan culturel, en particulier un patrimoine lié à la diversité géographique et à la richesse de son art. Les masques bobo et sénoufo, les maisons lobi et gourounsi font figure de chefs d’oeuvre de la sculpture et de l’architecture. Les musées de Gaoua (culture lobi), de Bobo (collections ethnographiques), de Kaya, le musée national (collection de 4000 pièces et attente de construction du nouveau bâtiment) et celui de Manéga (musée privé) constituent un élément clé de ce patrimoine.

Le Burkina Faso est aussi une terre d’échanges et de rencontres, avec un grand nombre de festivals (FESPACO, SIAO, Semaine Nationale de la Culture, Symposium de sculpture de Laongo, “ Jazz à Ouaga ”, FITMO, les " nuits atypiques " de Koudougou, le festival “ voix de femmes ”,...).

Enfin, et ce n’est pas le moindre atout, la vie culturelle burkinabè est servie et stimulée, depuis quelques années, par la mise en oeuvre d’une politique nationale dynamique et ambitieuse, et notamment par la prise d’initiatives destinées à stimuler la création artistique. L’année 1997 aura été marquée par l’organisation des premiers “ grands prix nationaux ” qui sont destinés à stimuler la création artistique dans les domaines suivants : chanson moderne, chanson traditionnelle, théâtre, humour et rire, arts vestimentaire et capillaire, danse et chorégraphie, arts graphiques, peinture, sculpture et photographie. Afin d’assurer la promotion des lauréats des “ grands prix nationaux ” et de la “ semaine nationale de la Culture ”, tout en procédant au désenclavement culturel des provinces, la DLPCC (direction de la législation et de la coopération culturelle) a lancé une opération spéciale “ la caravane du Sahel ” qui consiste à organiser une tournée des artistes à travers tout le pays.

Lors de la VIème commission mixte franco-burkinabè (du 04 au 06 mars 1999), il a été retenu trois axes prioritaires de partenariat dans les domaines de la culture :

- la formation des cadres pour la gestion et l’animation des services culturels dans les domaines de la création artistique, de la muséologie, de la création audiovisuelle et des médias ;
- le renforcement en petit équipement des centres d’animation de jeunesse et de quelques services centraux et régionaux ;
- le soutien aux animations culturelles.

La mise en oeuvre de ces orientations s’appuiera sur des réformes administratives et institutionnelles, destinées à recentrer les interventions de l’Etat sur ses fonctions essentielles et permettant en conséquence aux collectivités et aux organisations de la société civile d’exprimer leurs besoins, d’apporter leur contribution et d’exercer certaines responsabilités dans l’orientation des activités culturelles.
Un projet d’appui aux institutions et aux opérateurs culturels devrait être proposé en 2001, pour un montant de 9 millions de FF. Un assistant technique, M Jean-Pierre MARCHIVE, conservateur de bibliothèques, est placé auprès du ministre des Arts et de la Culture.

Lecture publique

En complément aux activités de lecture développées dans nos deux centres culturels, le projet "Appui à la lecture publique" (d’un montant de 250 M F CFA et mis en oeuvre en décembre 1997) allie coopération et diffusion culturelle. Il prend le relais d’une action décentralisée en faveur du livre et de la lecture qui a permis de mailler le territoire de 21 bibliothèques, souvent seuls lieux d’accueil francophones de la localité. L’un des buts de ce projet consiste à diffuser l’écrit en français en synergie avec les établissements scolaires. Des liens s’établissent avec le projet d’appui à l’enseignement de base (PAEB) et le projet d’appui à l’enseignement secondaire général (PAESG). De mieux en mieux intégrées, ces bibliothèques sont appelées à jouer un rôle important dans la vie municipale.
La direction du livre et de la promotion littéraire est impliquée dans ce projet d’appui à la lecture publique qui a aussi vocation à utiliser les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Jeunesse et sports

Le gouvernement burkinabè suscite dans l’ensemble du pays, des compétitions, des tournois, des rencontres, afin de mobiliser une jeunesse souvent dépourvue d’autres activités ludiques. La dimension “ formation du sport équipe et du sport individuel ” est constamment soulignée par les autorités et relayée par les médias. D’autre part, les autorités apportent une attention particulière au développement du sport de proximité. Par ailleurs, le Burkina Faso a organisé des manifestations internationales comme la CAN 98 (Coupe d’Afrique des Nations de football) qui a été considérée comme un grand événement sportif mais aussi comme un événement social et politique majeur.

Un premier projet de coopération a vu le jour en 1995 pour un montant de 3 millions de francs français. Ce projet qui s’est terminé en novembre 1998, est intervenu dans trois secteurs :

- la mobilisation des jeunes par un accroissement des activités sportives de proximité en faveur des jeunes défavorisés
- la formation de l’encadrement illustrée par une action en faveur des entraîneurs fédéraux et des animateurs sportifs de quartier ;
- le sport de haut niveau afin d’aider les fédérations sportives à préparer les équipes nationales.

Un nouveau programme a été adopté par le comité directeur du FAC de décembre 1998. D’un montant de 5 millions de francs français, il contribuera à soutenir la politique menée par le ministère de la jeunesse et des sports du Burkina Faso en faveur des jeunes dans les zones urbaines de grande et moyenne importance.
En s’appuyant sur le dynamisme des initiatives locales, il participera au développement d’une politique intégrée de la jeunesse en aidant à la réhabilitation de centres d’animation et en favorisant la structuration du mouvement associatif par :

- l’appui à la formation des acteurs,
- le renforcement en équipement des structures,
- le soutien aux animations de jeunesse et aux manifestations sportives sur l’ensemble du territoire.

Pour la couverture médiatique des grandes manifestations sportives (Jeux olympiques d’Atlanta, jeux de la Francophonie à Tananarive, coupe d’Afrique des Nations de football au Burkina Faso, coupe du Monde de football en France,...), les médias francophones (RFI, TV5 et CFI) en partenariat avec les médias africains, ont montré les efforts développés par la France en faveur du sport africain de haut niveau.

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Projet sport

Dernière modification : 04/12/2015

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