Déplacement de M. Pascal CANFIN, au Burkina Faso (28-29 novembre 2013)

A quelques jours de la Journée mondiale de lutte contre le sida et de la conférence de Washington sur la reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose, cette visite confirme la mobilisation de la France dans le combat contre les grandes pandémies dont elle est l’un des tout premiers contributeurs. Elle a consacré depuis 2002 plus de 4 milliards de dollars pour la lutte contre les grandes pandémies, à travers le Fonds mondial et UNITAID.

Après avoir participé à un atelier sur les politiques d’exemption de paiement pour les services de santé maternelle à l’hôtel Azalaï- Indépendance en présence du Ministre de la Santé M. Léné SEGBO, les deux ministres ont visité le Centre Médical de Boulmiougou situé en périphérie de Ouagadougou.

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En fin d’après midi, M. Pascal CANFIN a été reçu par le Président de la République, M. Blaise COMPAORE.

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Plus tôt dans la matinée, le ministre délégué avait procédé par ailleurs à la signature de plusieurs conventions de financement de l’Agence française de développement. La France et le Burkina Faso ont formalisé enfin un partenariat pour la transparence dans le secteur extractif, dans le cadre de l’initiative lancée par le G8 comme le rapporte le communiqué rendu public à l’issue de cette cérémonie :

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= = = Le Ministre burkinabé de l’économie et des finances M. BEMBAMBA et le Ministre français chargé du développement M. CANFIN ont signé le Document Cadre de Partenariat 2013-2015 qui fixe la stratégie de l’aide française au Burkina Faso pour les trois ans à venir. Les principaux secteurs d’interventions sont : la coopération en matière de gouvernance, la coopération culturelle, l’appui au développement durable, l’appui aux secteurs sociaux et l’appui à une agriculture durable.

Les Ministres ont par ailleurs signé quatre accords dont l’importance des montants et la variété des secteurs illustrent la force et la diversité de la coopération franco-burkinabè. Ces quatre opérations emblématiques représentent un montant total de 130 millions d’euros, soit environ 85 milliards de francs CFA. Elles comprennent :

-  Une subvention de 78,2 millions de dollars américains (57,5 millions d’Euros) allouée par le Partenariat mondial pour l’éducation au Burkina Faso pour la période 2014-16. La gestion de cette aide budgétaire sectorielle est déléguée à la France, via l’Agence française de développement, ce qui constitue une première.
-  Un prêt souverain de 40 millions d’euros pour le développement durable de la ville de Ouagadougou. Il financera la construction ou l’extension de gares routières interurbaines, la construction de voies pour désenclaver des quartiers périphériques et l’extension du réseau d’assainissement de la capitale. Ce prêt est le premier octroyé depuis 2008, puisque la France avait renoncé à prêter à l’Etat entre 2008 et 2012, quand sa dette présentait un risque élevé de soutenabilité à long terme. Ce risque est redevenu modéré en 2012, ce qui permet la reprise des prêts à l’Etat.
-  Un prêt de 30 million d’euros à la société publique ONEA, pour le projet Ziga II qui doublera les quantités d’eau potable apportées à Ouagadougou depuis le barrage existant de Ziga. Ce projet est notamment cofinancé par la BEI et la Banque mondiale, auxquelles la France contribue par ailleurs.

-  Une lettre d’intention sur la transparence des industries extractives qui décrit la participation de la France, au coté du gouvernement burkinabé, à la coordination des partenaires techniques et financiers du G8 impliqués dans ce domaine. = = =

Dernière modification : 16/06/2015

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