Discours de l’Ambassadeur à l’occasion du Comité de liaison ESTHER Burkina (le 12 janvier 2007)

Monsieur le Ministre,

Monsieur le Secrétaire Permanent du Conseil National de lutte contre le SIDA,

Madame la directrice du GIP ESTHER,

Mesdames, Messieurs,

Comme vous le savez, la lutte contre le VIH/SIDA est, depuis 2001, l’un des axes prioritaires de la coopération française au Burkina Faso mais également dans le monde, et le GIP ESTHER, est le pivot de cette action.

Je tiens à vous dire que je suis impressionné par l’action que vous menez au Burkina Faso depuis 2003. Impressionné par le nombre de jumelages fonctionnels, par le nombre de malades pris en charge et par les montants financiers engagés en 2006. Je suis également admiratif devant les actions mises en œuvre, par la fourniture d’équipements, de matériels de laboratoires, de réactifs et consommables médicaux, sur l’ensemble des sites hospitaliers, mais également par l’appui à la mise en place d’hôpitaux de jour (Bobo et prochainement Yalgado à Ouaga), à l’amélioration du système d’information hospitalier, à l’amélioration de l’accès aux traitements, sans oublier le renforcement des capacités techniques des professionnels de la santé impliqués dans la prise en charge des Personnes vivant avec le VIH.

Pour toutes ces raisons, je suis reconnaissant au GIP Esther d’avoir inclus le Burkina Faso dans son réseau mondial.

Je sais que les deux jours de travail que vous venez de passer ne pourront que renforcer les liens étroits que vous avez su tisser avec vos partenaires, et qu’ils permettront de rendre plus fructueuses les relations de travail futures. Je crois que vous avez la chance, au Burkina Faso, de trouver des partenaires fiables, avec lesquels vous pouvez travailler en pleine confiance. La qualité, la compétence de ses hommes, et la qualité des relations humaines que l’on peut tisser, constituent l’un des points forts de ce pays.
Et, dans le type d’actions que vous menez, les relations humaines sont très importantes. Il est en effet impossible de mettre en œuvre des projets de qualité s’il n’y pas de relations de confiance entre les hommes.

Votre pays, Monsieur le Ministre, a mis en place une vraie politique de lutte contre le VIH SIDA, qui commence à porter ses fruits. Ceci est à souligner, car il n’en est pas de même dans d’autres pays. Pour ce faire, le Burkina a bénéficié de nombreux partenaires de par le monde, dont le GIP ESTHER.

A un moment où la France met en œuvre au Burkina Faso la réforme de ses modes d’intervention, je souhaiterais mettre en exergue la cohérence et la complémentarité de l’action d’ESTHER avec l’Agence Française de Développement qui, en tant qu’opérateur pivot du Ministère des Affaires Etrangères dans le secteur de la santé, s’est vu confier la mise en œuvre du projet « lutte contre le SIDA », projet qui a démarré en 2005, et qui porte sur un montant de 2,5 millions d’Euros. Ce projet témoigne de l’importance de l’engagement et de la mobilisation de la France aux côtés des autorités sanitaires nationales, dans la lutte qu’elles ont engagée contre la pandémie du SIDA.

Je souhaiterais également rappeler que la France, premier contributeur au fonds mondial en 2006, est également à l’origine de l’initiative UNITAID, dont le Burkina Faso sera l’un des tout premiers bénéficiaires, avec l’appui de la fondation Clinton, dans le cadre de la prise en charge des enfants infectés par le virus.

Parallèlement à ces initiatives, et sans parler de l’action admirable du GIP Esther, il ne faut pas négliger les actions qui sont menées dans le cadre de la coopération décentralisée. En effet, le secteur de la santé fait partie des axes principaux d’intervention des collectivités territoriales françaises au Burkina Faso, par la construction de Centres de Santé et de Protection Sociale en zone rurale, mais également, par le soutien à des jumelages hospitaliers d’envergure.

En outre, de nombreuses ONG mettent en œuvre des projets dans le domaine de la santé. Je sais que l’envoi de containers de médicaments périmés ne se fait quasiment plus, et que les associations françaises, petites ou grandes, ont su structurer les projets qu’elles mènent et s’intégrer dans le dispositif de santé au Burkina Faso.

Enfin, je souhaite rappeler l’intervention de certaines structures, telles que la Croix Rouge Française, qui ont accompagné la mise en œuvre des centres de traitement ambulatoire de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, et les actions de mécénat réalisées dans certains hôpitaux burkinabé avec, entre autres, l’opération de chirurgie réparatrice des enfants du Noma.

Autant dire que la France continue, comme par le passé, à soutenir énergiquement le secteur de la santé au Burkina Faso.

Monsieur le Ministre,

Je suis conscient des besoins immenses auxquels doit faire face le Gouvernement burkinabé en matière de santé. Sachez que durant mon séjour au Burkina Faso, je m’emploierai à maintenir l’engagement des autorités Françaises auprès du Burkina Faso dans sa lutte contre le SIDA, et également dans l’accès aux soins pour une part sans cesse plus grande de la population burkinabé.

Je vous remercie.

Dernière modification : 22/01/2007

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