Extraits du discours de l’attaché de défense

Il y a 86 ans, le 11 novembre 1918, prenait fin la 1ère guerre mondiale après quatre longues années d’un affrontement acharné. La France sortait épuisée de cette tragédie, 1 350 000 français avaient trouvé la mort durant le conflit. D’Afrique occidentale, plus de 135 000 tirailleurs « sénégalais » sont venus combattre sur les champs de bataille d’Europe : à Verdun, sur la Somme, au chemin des Dames, mais aussi en Orient, aux Dardanelles et dans les Balkans.

Tirailleurs « sénégalais », ils venaient de toute l’Afrique de l’Ouest, en particulier des provinces de la future Haute Volta. Héritiers des traditions guerrières de leurs ancêtres, admirables de courage, d’audace et de dévouement, ils ont été, aux côtés de leurs frères d’armes de métropole, les artisans de la victoire. Parmi les nombreux faits d’armes de la Grande Guerre, l’un des plus connus est à l’actif des soldats coloniaux qui, le 24 octobre 1916, reprirent à l’ennemi le fort de Douaumont. Le 43ème Bataillon de Tirailleurs Sénégalais prenait part à cette brillante victoire qui eut un retentissement dans le monde entier et sonnait le glas de la prépondérance militaire allemande sur le front occidental. Pour cette action le 43ème Bataillon de Tirailleurs Sénégalais recevait la croix de Guerre avec palme.

Durant toute la guerre les troupes coloniales se sont distinguées par leur vaillance sur tous les champs de bataille, mais elles ont également payé un lourd tribut : 30 000 tirailleurs sénégalais en effet ont donné leur vie pour la défense de la patrie.

Les soldats de la Volta s’illustrèrent encore magnifiquement au cours de la deuxième guerre mondiale (Monte-Cassino, île d’Elbe, débarquement en Provence), dans les conflits d’Indochine et d’Algérie.

En ce 11 novembre 2004, nous sommes traditionnellement réunis pour rendre hommage à tous les soldats d’Afrique qui ont fait le sacrifice de leur vie pour la France.

Je souhaite que nous pensions aussi aujourd’hui à nos camarades tombés il y a 5 jours à Bouaké. Au courage légendaire des tirailleurs, nous pouvons associer celui des Français de Licorne qui ont versé leur sang pour la paix en Côte d’Ivoire. Nous formons le vœu que leur sacrifice ne soit pas vain et que ces épreuves douloureuses contribuent à une vraie réconciliation en Côte d’Ivoire.

Dernière modification : 17/11/2004

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