Par ses mécanismes proches des populations, le FSD a permis, depuis sa mise en place en 1995, la réalisation d’une centaine de projets, en lien direct avec leurs bénéficiaires. La forte augmentation des requêtes présentées à l’ambassade de France ces dernières années montre l’utilité de ce fonds et l’intérêt que lui porte les populations concernées.

Le FSD permet de financer des actions concrètes de lutte contre la pauvreté, en cohérence avec les objectifs du cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP), cadre de référence unique de la politique économique et sociale du Burkina Faso, en complémentarité avec les programmes mis en œuvre par les autres partenaires techniques et financiers intervenant dans les secteurs sociaux et le développement local.
Le FSD contribue aussi à l’émergence d’une société civile, au renforcement de sa capacité d’initiative et de maîtrise d’ouvrage et à une meilleure représentation des communautés vis à vis des autorités Il se crée ainsi un environnement propice à un développement durable.
L’enveloppe FSD 2003 d’un montant de 1.5 millions d’euros est actuellement en cours d’instruction et est en quasi-totalité engagée. Une nouvelle enveloppe FSD a été présentée au comité directeur du Fonds de Solidarité Prioritaire en décembre 2004 pour un montant de 2 millions d’euros. L’accent sera mis sur les activités génératrices de revenus, sans préjudice des domaines sociaux, éducatifs ou culturels. D’une durée de 36 mois, elle devra susciter des synergies constructives avec tous les partenaires au développement, tant locaux qu’internationaux, pour appuyer ces dynamiques locales.
La cellule chargée de la gestion du FSD travaille en étroite collaboration avec l’assistance technique, les administrations publiques, les ONG et collectivités locales françaises ainsi que les autres bailleurs de fonds.
La sélection des projets s’opère donc en adéquation avec les politiques nationales en matière de développement. Dans le contexte actuel de décentralisation et de promotion du développement local sur l’ensemble du pays, les associations et collectivités locales burkinabè, notamment les futures communes rurales seront, pendant la mise en œuvre du présent projet, les interlocuteurs privilégiés du FSD.
