Journée de l’entreprise - Groupe EIER-ETSHER *** Discours de Monsieur l’Ambassadeur de France au Burkina Faso

Monsieur le Représentant du Ministre d’Etat de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des Ressources Halieutiques du Burkina Faso, Monsieur le Directeur Général du Groupe EIER-ETSHER, chers invités.

Lors de ma première visite en ce lieu, le Groupe des Ecoles EIER-ETSHER (GEE) traversait un période difficile. Son avenir était fortement compromis par d’importantes difficultés financières. Quelques mois plus tard, sous l’impulsion de ses 14 Etats membres et de la France, et grâce au remarquable travail accompli par le Directeur et toute son équipe, c’est un tout nouveau GEE qui nous accueille aujourd’hui. Un institut de formation et de recherche dynamique qui a su recentrer ces activités autour de ses missions essentielles de formation et de recherche, adopter le système LMD, améliorer sa gouvernance, et donner la priorité aux nouvelles technologies de l’information et des communications. L’ancien système de bourses a été aménagé afin de permettre l’accès aux formations à un plus grand nombre d’étudiants et ainsi répondre à une demande toujours plus forte des entreprises en ressources humaines qualifiées.

L’aide apportée par la France, principal bailleur de fond du Groupe EIER-ETSHER depuis sa création il y plus de trente ans, a su évoluer pour accompagner ces réformes et le nombre d’Assistants Techniques a été fortement réduit pour tenir compte des nouvelles capacités africaines. Outre un appui au budget de fonctionnement du GEE, la France entend désormais favoriser l’accès aux formations à un plus grand nombre en participant à hauteur de 1000 euros par étudiants et par an aux frais de scolarité. Elle entend aussi promouvoir la qualité des formations en facilitant l’accès aux nouvelles technologies. Dans quelques instants, je serai ainsi particulièrement heureux, au nom de la France, de remettre aux étudiants en début de cycle un ordinateur portable.

De plus, la France soutient activement les projets de transformation du GEE en un Institut d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement, pôle d’excellence à l’échelle continentale du nouveau dispositif d’Institut Africain des Sciences et de la Technologie « Nelson Mandela ». La France a mis en place une plate-forme française originale et opérationnelle d’appui à l’IAST incluant l’université, les grandes écoles, la recherche et l’entreprise. Il s’agit maintenant d’investir pour l’avenir en impulsant un nécessaire saut qualitatif et quantitatif de l’offre de formation afin de répondre aux besoins des 20 prochaines années et faire en sorte que le GEE en particulier, et l’enseignement scientifique africain francophone en général, deviennent incontournables dans le nouveau dispositif IAST. Nous souhaitons que ce nouvel Institut devienne la tête de pont des réseaux africains francophones d’enseignement et de recherche, et réussisse leur interconnexion avec les réseaux africains anglophones, lusophones et hispanophones, et les réseaux du Nord. Je profite de l’occasion qui m’est donnée de remercier les autorités Burkinabés pour leur forte implication dans le projet qui s’est traduite récemment par la cession de 50 ha de terrain au GEE sur le site de Kamboinsé.

Enfin, notre objectif a tous est d’assurer un développement durable de l’Afrique par la promotion des sciences et de la technologie. La formation de spécialistes de l’eau et de l’environnement hautement qualifiés, adaptés au besoin du marché du travail contribuera fortement à cet objectif. Les rencontres avec les entreprises d’aujourd’hui sont une très bonne initiative qui montre à la fois la volonté du GEE de faciliter l’insertion professionnelle de ces jeunes diplômés et son ambition de proposer des formations qui répondent au mieux aux besoins des entreprises. Je suis heureux de convier ces entreprises à ma résidence et aurais ainsi l’occasion de m’entretenir avec elles.

Je souhaite, au nom de la France, exprimer mon espoir que les étudiants ici présent deviennent plus tard les acteurs d’une Afrique dynamique et performante qui trouve enfin sa place au sein du concert des nations et relève les défis du développement économique.

Je vous remercie.

Dernière modification : 31/03/2006

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