Le précédent projet d’appui P.A.E.S.U.P.

Le Projet d’Appui à l’Enseignement Supérieur (P.A.E.S.U.P.) a débuté en décembre 1998 et a pris fin en mars 2004 pour un montant global de 2.250.000 €.
Il a réalisé son appui au système universitaire burkinabé à travers 3 composantes dont la première intitulée « Appui aux filières professionnelles » s’est déroulée à travers 7 actions.

Composante 1 - Appui à la professionnalisation :

Actions situées à l’Université de Ouagadougou (UO)

Action 1 : Appui à la préparation des concours aux grandes écoles

Cette action concerne la préparation à l’entrée dans les écoles d’ingénieurs en France et dans la sous région. A cet effet une section de préparation spéciale a été mise en place au niveau DEUG 2ème année MPC (mathématique, physique, chimie) qui concerne une vingtaine d’étudiants sélectionnés à l’issue de la première année de DEUG. Des étudiants ayant suivi cette préparation ont pu intégrer diverses écoles d’ingénieurs en France et dans la sous région.

Le rôle du PAESup a consisté en un effort d’équipement informatique et pédagogique (ordinateurs, photocopieurs, calculatrices, climatiseurs, mobiliers de bureau et consommables) et en un effort de formation, d’une part par la mise en place de cours et d’interventions pédagogiques spécifiques (colles, tutorat, réunions) y compris en dehors des périodes habituelles d’activité universitaire et d’autre part à travers le financement de plusieurs missions.

Action 2 : Diplôme Universitaire de Communicateur Multimédia (DUCM)

Cette action s’est mise en place grâce au RESAFAD (Réseau Africain de Formation à Distance) en collaboration avec l’université du Mans en France qui supervise avec l’université de Ouagadougou ce Diplôme Universitaire de communicateur multimédia.
Ce DU, dont la première promotion est sortie en juin 2000, s’adresse à des personnes travaillant dans des secteurs socio-économiques importants et porteurs tels que l’enseignement, la recherche, l’audio-visuel, la culture, les entreprises et les organisations internationales, etc. Il s’agit de doter les personnes qui suivent cette formation de compétences de conception et de réalisation d’outils multimédias (Cédérom, site internet...). Il met en œuvre des techniques et des pratiques pédagogiques innovantes qui participent à la rénovation pédagogique désormais inscrite parmi les priorités au sein des nouvelles institutions universitaires.
Par ailleurs, cette action représente une expérience de mise en place d’une formation continue qui, après à peine deux années d’existence, a généré des ressources propres.

Action 3 : création d’un pôle de physique de l’environnement

Cette action comporte deux parties : La plus importante concerne la mise en place d’une formation de techniciens supérieurs (Bac +2) dans le domaine du traitement, de la gestion et de la valorisation des déchets. Elle s’accompagne d’une opération de transfert de technologie entre les universités de Poitiers et de Ouagadougou afin d’équiper cette dernière du matériel nécessaire (four rotatif, système d’acquisition et de traitement des données, matériel de laboratoire...). Cette action s’est réalisée en collaboration avec différents intervenants burkinabè et français et notamment les collectivités locales. Citons en particulier l’implication de l’association des maires du Burkina Faso et du conseil général de la Vienne. Cette action a permis la création conjointe une filière de formation et d’un laboratoire, couplant ainsi étroitement enseignement et recherche et permettant l’émergence d’une véritable équipe d’enseignants-chercheurs.

La deuxième partie de cette action concerne la mise en place d’une maîtrise de physique appliquée (Bac+4) dans le domaine de l’énergétique et plus particulièrement de l’énergie solaire impliquant un renforcement des enseignements en électronique et informatique ainsi qu’une intensification des travaux pratiques. Elle a également permis l’acquisition d’équipements de pointe. Un stage en entreprise ou en laboratoire complète la formation en fin de maîtrise.

Action 4 : Formation de techniciens supérieurs de laboratoire

a) Option contrôle de qualité agro-alimentaire (Bac+2)
Une vingtaine d’étudiants sont concernés par cette formation qui se situe dans le cadre du Centre de Recherche en Sciences Biologiques, Alimentaires et Nutritionnelles (CRSBAN). Environ un cinquième des places est réservé aux entreprises dans le cadre de la formation continue.
Le projet a permis l’acquisition de matériel de laboratoire : spectrophotomètre, microscopes, balances, étuve, conductimètre, matériel pour analyses bactériologiques, etc...

b) Option Analyses biomédicales (Bac+3)
Une vingtaine d’étudiants sont sélectionnés chaque année au niveau du baccalauréat pour entrer en première année de cette formation destinée à fournir en personnel compétent les différents laboratoires d’analyses biologiques et médicales. L’ouverture récente d’un laboratoire national de la santé publique ainsi que les importants projets de lutte anti-sida et anti-tuberculose génèrent une très forte demande en personnel d’analyses biomédicales ce qui renforce encore la pertinence de cette action.

Actions situées à l’Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso (UPB)

Action 5 : Appui à l’IUT

Deux départements de l’IUT ont été concernés par cet appui : maintenance industrielle et gestion comptabilité. Un gros effort d’équipement a été réalisé dans le cadre du PAESup tant sur le plan pédagogique qu’informatique et l’IUT dispose maintenant du matériel nécessaire pour assurer une formation de qualité.
Simultanément le PAESup a contribué à l’organisation de plusieurs sessions de formation continue pour répondre à la demande croissante des entreprises locales. Parallèlement et grâce à une convention de 60 MFCFA entre le SCAC et l’université de Paris XII, un gros effort de formation a été entrepris, piloté par cette université parisienne qui assure chaque année plus d’une dizaine de missions d’enseignement et de formation aux nouvelles méthodes pédagogiques.

Action 6 : Appui à l’école supérieure d’informatique (ESI)

Cette action concerne la création d’une filière maintenance informatique. La première promotion de cette formation a concerné 13 étudiants sélectionnés parmi plus de 200 étudiants et s’est mise en place dès octobre 2000. Il s’agit d’une formation d’ingénieurs de travaux (Bac+3) dont la première année se fait en collaboration avec l’IUT.
En plus de l’effort d’équipement pédagogique et informatique qui comprend à ce jour l’acquisition de quatorze micro-ordinateurs, un lot important de pièces détachées informatiques, un banc didactique d’électronique de puissance, etc..., il faut noter là encore l’effort parallèle de formation qui a été consenti par la signature d’une convention de 24 MFCFA entre le SCAC et l’Université d’Evry prévoyant d’assurer, entre autres, des missions d’appui pédagogique et d’expertise et un appui à la réalisation de travaux pratiques et à l’acquisition de matériels et de supports pédagogiques.

Action 7 : Appui à l’institut du développement rural (IDR)

Cette action revêt la forme d’un renforcement de l’enseignement pratique et de soutien à l’innovation pédagogique notamment grâce à l’utilisation des nouvelles technologies d’information et de communication. Le projet a permis la mise en place d’une cellule agro-informatique dotée d’une dizaine d’ordinateurs et de logiciels performants couvrant les différents départements de l’IDR (agronomie, eaux et forêts, environnement et élevage).
La réalisation d’une pépinière expérimentale et d’aquariums a aussi pu être financée dans le cadre de cette action. Mentionnons également l’acquisition de matériel scientifique et pédagogique permettant les expérimentations sur le terrain ainsi que du matériel d’analyse pédologique.

Composante 2 - formation de formateurs :

Cette composante d’un montant global de 380.000 € (250 millions de FCFA) a principalement concerné des enseignants-chercheurs qui ont pu bénéficier de stages en France (universités ou laboratoires CNRS) ou dans la sous région pour une durée de 1 à 9 mois.
Le but principal d’une telle action est l’amélioration qualitative de la composition du corps enseignant universitaire burkinabè par l’augmentation de la proportion d’enseignants de rang A (professeurs et maîtres de conférences).

A ce jour, une cinquantaine d’enseignants-chercheurs ont bénéficié d’une formation de ce type dont plus du tiers au titre de la professionnalisation.
Par ailleurs, la mise en place de filières professionnelles mettant particulièrement l’accent sur les TP et la formation pratique, des techniciens de laboratoire et des informaticiens impliqués dans ces filières ont également bénéficié de compléments de formation.
Enfin, les secrétaires généraux et les directeurs des ressources humaines des deux universités UO et UPB ont été invités en France (Université de Poitiers, Dijon et Perpignan). Des missions d’experts français ont été organisées dans les domaines de la gestion administrative et financière des établissements d’enseignement supérieur.

Composante 3 - appui institutionnel :

Cette composante d’un montant global de 450.000 € (300 millions de FCFA) a principalement permis de renforcer l’équipement informatique des services centraux des universités, d’implanter sur le campus de Ouagadougou une liaison satellitaire VSAT et de construire un bâtiment destiné aux activités pédagogiques et de recherche du pôle de physique de l’environnement.

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Dernière modification : 13/01/2005

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