Les projets de coopération de défense

La mission de coopération de défense offre plusieurs formations à destination des officiers burkinabè.
Mieux connaître la mission de coopération de défense

1. L’école militaire technique de Ouagadougou

Projet Franco-burkinabè soutenu par la Direction de la Coopération de Sécurité et de Défense, l’Ecole Militaire Technique de Ouagadougou (EMTO) est une Ecole Nationale à Vocation Régionale (ENVR) dont la finalité est de former des officiers et des sous-officiers spécialistes de la maintenance (appareils de transmissions, automobile, armement) et des officiers logisticiens africains.

Chaque année, l’EMTO forme plus de 200 stagiaires provenant d’une vingtaine de pays d’Afrique de l’Ouest, d’Afrique centrale ou de la côte est africaine. La durée des stages évolue entre 2 semaines et 6 mois en fonction des scolarités suivies.

Deux officiers français, coopérants militaires techniques, insérés dans l’école, garantissent avec les cadres de l’EMTO la qualité des formations dispensées. Ils sont en outre responsables de la gestion des fonds reçus de la DCSD pour le fonctionnement courant de l’école ou la réalisation ponctuelle d’investissements.

L’EMTO est implantée de puis sa création en janvier 2000, dans le Camp Guillaume Ouédraogo, situé à l’extrémité nord de la Place de la Nation.

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2. Le projet formation

Créé en 1993, le projet formation est géré par deux officiers supérieurs, conseillers auprès du chef de la division formation de l’Etat Major Général des Armées et du Commandant des Ecoles et des Centres de Formation de l’Armée de Terre. En 2014, 129 stagiaires ont bénéficié d’une formation - 20 en France et 109 dans les ENVR.

Ils appuient, par leur expertise, la formation des militaires burkinabè. Leur vaste champ d’action couvre :

- la fourniture de modules d’instruction au profit des écoles et organismes de formation initiale des officiers, sous-officiers et militaires du rang
- la participation à la montée en puissance des bataillons participant aux opérations de maintien de la paix sous mandat ONU
- la fourniture d’une instruction spécifique (parachutiste ou commando) au profit d’unités spécialisées.

Le Projet formation participe à la sélection des élites militaires burkinabè par la préparation des officiers candidats aux scolarités de l’enseignement militaire supérieur., Ce grade leur permettra ensuite d’occuper des postes à responsabilité dans les Armées.

3. Gestion des ressources humaines

Ce projet a pour but d’améliorer la gestion des ressources humaines au sein des FAN. Il a été étendu au recrutement, à la gestion des carrières et la reconversion grâce à la mise en place, en 2008, d’un officier supérieur spécialiste GRH.

4. Le projet d’appui à la IIIème division (A3D)

Le projet d’appui à la troisième dimension est actif depuis juillet 2013 et s’inscrit dans le cadre de la coopération militaire et de défense dont le but est de porter assistance au pays hôte au sein de l’armée de l’air du Burkina Faso.

Dirigé par un pilote de chasse de l’armée de l’air, celui-ci s’appuie sur la mise en place de 4 ULM TETRAS et de son expérience pour assurer l’instruction en pilotage des jeunes pilotes militaires burkinabè, tout en mettant au point les techniques et tactiques de vol spécifiques aux missions de souveraineté nationale inhérentes à l’armée de l’air. Il est aussi un proche collaborateur du chef d’état-major de l’armée de l’air.

Les missions effectuées en TETRAS sont diverses. Les jeunes pilotes y apprennent notamment :
- la surveillance aérienne
- la lutte anti braconnier
- la sécurisation des axes routiers (coupeurs de route)
- la photographie aérienne
- les missions de recherches et de sauvetage (SAR)

Adapté aux conditions météorologiques, aux besoins et aux ressources du Burkina Faso, les ULM TETRAS effectuent une moyenne de 1000 heures de vol par an.

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Dernière modification : 24/09/2015

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