Panorama général de la coopération Franco-Burkinabè

La Coopération Française

L’action de la France est celle d’une coopération engagée de longue date dans des secteurs variés mais complémentaires de la société et de l’économie burkinabè (éducation, justice, défense, police, enseignement supérieur, infrastructures…).
Modalités d’intervention de l’aide française
Le Document Cadre de Partenariat (DCP) définit les axes d’intervention de la coopération française. Les trois secteurs prioritaires relevant de l’agence Française de Développement sont : l’éducation de base, l’eau et l’assainissement et les infrastructures. Les trois programmes transversaux suivant sont gérés par l’Ambassade de France (SCAC) :
-  Le programme gouvernance qui comprend les appuis à l’institution judiciaire, à la gestion des finances publiques, à la décentralisation et aux ONG locales ;
-  Le programme de promotion de l’enseignement supérieur et de la recherche ;
-  Le programme de promotion de la diversité culturelle et de la Francophonie.

SCAC (Service de Coopération et d’Action Culturelle)

Le Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) est le service de l’Ambassade de France chargé de la mise en œuvre de la politique bilatérale de coopération au Burkina Faso telle que prévue dans le Document cadre de partenariat (DCP) signé entre les gouvernements burkinabè et français en mai 2006. Il est dirigé par un chef de service, placé sous l’autorité de l’Ambassadeur de France.
Le SCAC intervient dans les différents secteurs de sa compétence à travers la mise à disposition d’une assistance technique auprès des structures burkinabè, de programmes de formation et des crédits d’intervention en soutien aux projets de développement, notamment au travers du Fonds de Solidarité Prioritaire (FSP). Par ailleurs le SCAC multiplie et dynamise ses contacts avec les collectivités territoriales françaises et burkinabè.
Depuis 2008, un espace dénommé "Campus France" a ouvert ses portes à l’institut Français de Ouagadougou. Cet espace est destiné à accueillir et à aider les étudiants burkinabè souhaitant s’inscrire dans une formation supérieure en France. Il permet de mieux informer les étudiants sur les démarches à accomplir et de les accompagner en leur proposant des conseils sur leurs projets d’étude et des entretiens d’évaluation.

Service de Sécurité Intérieure (SCTIP)

La coopération technique dans le domaine de la sécurité intérieure a pour objet :
- d’une part, le FSP « Sécurité des citoyens au Burkina Faso » signée le 12 juillet 2007. Ce projet s’articule autour de trois composantes : gendarmerie (lutte contre les coupeurs de route), police (amélioration des capacités de la police à Ouagadougou et Bobo Dioulasso), et sécurité civile (réalisation d’un centre de secours routier à l’école nationale des sapeurs pompiers de Bobo Dioulasso).

- et d’autre part la mise en place d’actions de formation au profit des trois composantes (Police, Gendarmerie et Sapeurs Pompiers) dans les domaines du maintien de l’ordre, de la police judiciaire et du secours aux victimes.

Coopération militaire

La France est la seule nation occidentale qui entretient une coopération militaire structurée et ininterrompue depuis l’accession à l’indépendance du territoire de la Haute Volta en 1961. Son action s’exerce vers des secteurs concourant à la consolidation de l’état de droit et elle bénéficie du soutien des Forces Françaises du Cap-Vert à Dakar, dans le cadre de la montée en puissance de la Brigade Ouest de la Force Africaine en Attente à laquelle appartient le Burkina Faso.
Sous les ordres de l’attaché de défense, la mission de coopération militaire comprend 9 militaires de l’Armée de Terre la plupart détachés auprès des Forces Armées Nationales. Le montant de l’aide directe octroyée au Burkina Faso (dépenses d’équipement et d’infrastructure, formation des cadres) se situe aux environs de 1,2 million € par an. La coopération militaire menée par la Direction de la Coopération de Sécurité et de Défense se traduit par la mise en œuvre de 4 projets de coopération sous convention.

AFD (Agence Française de Développement)

L’Agence Française de Développement est un établissement public au service d’une mission d’intérêt général : le financement du développement. Au Burkina Faso, le programme du « Document Cadre de Partenariat » signé par les autorités françaises et burkinabè en 2006 prévoit la concentration de 80% des subventions françaises à trois secteurs prioritaires : l’éducation, l’eau et l’assainissement, les infrastructures. Ce cœur d’activité revient, au sein du dispositif de la coopération française, à l’AFD, qui s’emploie localement à appuyer techniquement et financièrement les partenaires burkinabè. Outre ces priorités, l’agence travaille également sur le coton, le foncier et l’appui au secteur privé. Depuis 2005, les engagements annuels de l’Agence au Burkina Faso ont représenté en moyenne un peu plus de 30 milliards de FCFA par an.

Intégration Régionale)

Le soutien aux processus d’intégration régionale en Afrique constitue de longue date l’un des axes prioritaires de la politique de coopération de la France. Au Burkina Faso, la France appuie, depuis 2005, le Programme Economique Régional (PER) de l’UEMOA, par une aide budgétaire globale de 20 millions d’euros par an et participe au renforcement des capacités de cette institution, notamment dans le domaine de la gouvernance économique et financière, à travers la mise à disposition d’une expertise technique ponctuelle ou résidentielle.
Elle soutient également les institutions régionales spécialisées dans le domaine de l’enseignement supérieur, de la santé ou de l’environnement, à travers la mise à disposition d’une expertise technique ou le financement de programmes d’aide. Dans le domaine de l’environnement, il s’agit du Comité permanent Inter-Etats pour la Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS), de l’Autorité du Bassin de la Volta, du centre de coordination des ressources en eau (CCRE) et de l’Union mondiale pour la conservation de la nature (UICN). Dans le domaine de l’enseignement supérieur, la France a fortement contribué au développement de l’Institut International d’Ingénierie de l’Eau et l’Environnement (2IE) et appuie le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES). Dans le domaine de la santé, la France participe au développement de l’Association africaine des centrales d’achat de médicaments essentiels (ACAME) et appuie l’OMS dans le cadre du renforcement des capacités des pays bénéficiaires du Fonds mondial de Lutte contre le VIH, la Tuberculose et le Paludisme dans la sous-région.

Dernière modification : 24/06/2015

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