"Pour une action conjointe contre les faux médicaments en Afrique de l’Ouest".

L’ensemble des partenaires techniques et financiers se réunissent à Ouagadougou, du 27 au 29 septembre, afin de renforcer la stratégie de l’Afrique de l’Ouest contre le trafic de faux médicaments. Cette réunion intervient deux ans après l’Appel de Cotonou du 12 octobre 2009, qui a initié une campagne de mobilisation politique internationale.

Cette table ronde réunira de façon pluridisciplinaire les institutions, organisations non-gouvernementales et partenaires du secteur privé qui travaillent déjà avec les pays en développement pour renforcer les administrations et sécuriser le circuit de distribution des médicaments.

Organisée à l’initiative de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), du ministère français des Affaires étrangères et européennes, de l’Organisation mondiale de la Santé et de la fondation Chirac, la « table ronde de Ouagadougou » a deux objectifs :

- Le renforcement du plan d’action de la CEDEAO contre les trafics de faux médicaments, par une consultation pluridisciplinaire de ces partenaires.

- La mise en place d’une plateforme de collaboration pour les partenaires techniques et financiers, spécialement dédiée à la lutte contre les faux médicaments en Afrique de l’Ouest.

La France y sera représenté par M. Jacques GODFRAIN, ancien ministre, Directeur de la Fondation Chirac, M. Philippe BERNAGOU, Directeur de la Fondation Pierre Fabre, le Professeur Marc GENTILINI, administrateur des deux Fondations précitées, et M. Thierry Le Lay, Envoyé Spécial en charge de la lutte contre les médicaments falsifiés.

Le trafic de faux médicaments touche prioritairement les pays en développement, où la part de faux médicaments peut atteindre 30% des produits en circulation. Ces médicaments ne contiennent pas de principe actif ou de façon mal dosée, et contiennent parfois des substances toxiques. Outre le fait qu’ils ne soignent pas, ils peuvent handicaper, empoisonner voire tuer. Ils sont vendus de façon illicite, mais apparaissent aussi dans les réseaux officiels de distribution.

Face à ce fléau de santé publique, le ministère des Affaires étrangères et européennes s’engage. A cette occasion, il sensibilisera ses partenaires sur une réponse commune fondée sur la prévention et la répression. Cette politique va de pair avec l’engagement français en matière d’accès à des médicaments de qualité pour les populations les plus pauvres (contribution au Fonds Mondial de lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme, soutien à UNITAID, facilité internationale d’achat de médicaments financée par la taxe de solidarité sur les billets d’avion, engagement sur la communauté de brevets...).

Dernière modification : 16/06/2015

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