La France au Burkina Faso Ambassade de France à Ouagadougou
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Présentation générale

Source : Ministère des Affaires Etrangères

Carte du Burkina

- Capitale : Ouagadougou

- Superficie : 274.190 km²

- Population : 16,2 millions d’habitants (CIA, 2010)

- Langues officielles : Français (officiel), moré, bamabara gourma, foulfouldé, tamacheq…

- Religion(s) : Animisme (majoritaire), islam (52%), catholicisme (30%)

- Composition ethnique : Mossi (47%), Gourmantché, Bisa, Samo, Marka, Bwa, Bobo, Dagari, Lobi, Sénoufo, Peuls, Touaregs

- Croissance démographique : 3%

- Espérance de vie : 56,7 ans (INSD, 2006)

- Taux d’alphabétisation : 12,8% (rapport mondial sur le développement humain, 2004) - chiffre contesté (24,8% dans le précédent rapport)

- Indice de Développement Humain : 0,325 (2000)

- Devise : Franc CFA (1€ = 655,957 FCFA)

- PIB : 4,915 milliards de dollars (EIU, décembre 2004)
(France : 1.520,8 milliards d’euros en 2002)

- Répartition du PNB par secteurs : secteurs primaire : 31,8%, secondaire : 18,5%, tertiaire : 48,8%

- PNB / h (en volume) : 210 € (janvier 2004)

- Taux de croissance du PIB : 5,6% en 2002, 6,5% en 2003

- Inflation (%) : 2,3% en 2002, 1,7% en 2003, 1,2% en 2004

- Balance commerciale : -379 millions € en 2003

- Exportations totales : 288 millions € en 2003

- Importations totales : 735 millions € en 2003

- Principaux clients : France (45,3%), Côte d’Ivoire (9,2%), Indonésie (5,0%), Mali (4,1%)

- Principaux fournisseurs : France (19,6%), Côte d’Ivoire (18,8%), Japon (9,3%), Allemagne (6,0%)

- Exportations France vers Burkina : 200 millions d’euros (mission économique, janvier 2005) soit 2,8 % de nos livraisons totales à l’Afrique subsaharienne

- Importations françaises du Burkina : 10 millions d’euros (mission économique, janvier 2005)

- Dette extérieure totale : 1.461 milliards € en 2003

- Chef de l’Etat : M. Blaise COMPAORE (depuis 1987, réélu le 15 novembre 1998)

- Premier ministre : M. Luc Adolphe TIAO (depuis avril 2011)

- Ministre des Affaires Etrangères : M. Djibrill BASSOLE (depuis le 14 janvier 1999)

- Prochaines échéances électorales : législatives et municipales de novembre 2012

- Ambassadeur de France : M. Emmanuel BETH

- Communauté française : 2817 personnes en 2003

Situation intérieure

Situation politique :

Indépendante le 5 août 1960, la Haute Volta a connu plusieurs coups d’Etat dont celui de Thomas Sankara en 1983. Elle devient le Burkina Faso en 1984 (pays des Hommes intègres). Le 16 octobre 1987, Blaise Compaoré, ancien compagnon de route de Sankara, prend le pouvoir. Il est élu en 1991 et réélu en 1998 triomphalement. Son parti, le CDP (Congrès pour la Démocratie et le Progrès), dispose cependant d’une courte majorité mais cherche à étendre sa domination. La proposition de loi de trois députés de ce parti, consistant à réformer le code électoral, visait cet objectif mais a eu pour effet de mobiliser l’opposition. La perspective d’un troisième mandat du Président Compaoré (élections prévues en 2005) soulève des difficultés.

17 partis d’opposition se sont ralliés pour préparer une offensive électorale commune : ils choisiront consensuellement trois candidats à la présidentielle de 2005, afin de permettre la représentation des différentes sensibilités et de s’unir derrière celui dont le scrutin sera le plus favorable à l’issue du premier tour. Me Yaméogo est apparu comme le chef de file de la nouvelle coalition. L’objectif affiché est davantage d’empêcher la candidature du Président Compaoré que de le battre par les urnes.

16 militaires et deux civils (dont un homme politique), ont été inculpés dans la tentative de coup d’Etat manqué en octobre 2003 et déférés devant la justice militaire. Le capitaine Luther Ouali, « cerveau » présumé de l’opération, a été condamné à 10 années de prison. Sur les 12 autres accusés, 6 ont été acquittés, dont le leader de l’opposition M. Norbert Tiendrebeogo. Ce procès a mis en lumière les tensions qui traversent l’institution militaire. Tirant les leçons de ces événements, le pouvoir politique et le commandement ont adopté des mesures d’apaisement.

Politique extérieure

Soupçonné d’avoir soutenu le Libéria de Charles Taylor au début des années 2000, puis d’avoir soutenu la rébellion ivoirienne en 2002, le Burkina Faso tente de sortir de son isolement international. L’initiative du président Compaoré sur le coton à l’OMC, visant le démantèlement des aides des pays développés à leurs producteurs de coton, ses nombreux déplacements à l’étranger et l’invitation de nombreux chefs d’Etat à Ouagadougou, s’expliquent par la crainte d’être isolé à nouveau diplomatiquement. Le Président Compaoré mène une diplomatie active qui donne au Burkina Faso une visibilité particulière dans la région et sur le continent africain.

En Afrique de l’Ouest, les relations avec ses voisins restent étroites, sauf celles avec la Côte d’Ivoire où le pouvoir burkinabè craint pour la sûreté de ses deux millions de ressortissants émigrés. Les relations économiques ont cependant repris (fonctionnement du chemin de fer entre Abidjan et Bobo Dioulasso). Depuis fin août 2004, les autorités mauritaniennes accusent le Burkina Faso et la Libye d’être les instigateurs d’une série de tentatives présumées de putsch contre le Président Maaouya Ould Taya.

En matière d’intégration régionale, le Burkina Faso témoigne d’un engagement de longue date. Le Burkina Faso a accueilli le Xème Sommet de la Francophonie en novembre 2004. Il est aussi membre du Conseil de l’Entente (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Niger, Togo) dont l’activité est restée limitée en raison de la concurrence de la CEDEAO et de l’UEMOA.

Situation économique

Avec un très faible PIB par habitant, son enclavement et la quasi-absence de ressources naturelles, le Burkina Faso fait partie des pays les moins avancés. Plus de 46 % de la population vit aujourd’hui en dessous du seuil de pauvreté, soit deux pour cent de plus qu’en 1994. Le pays ne peut se passer de l’aide extérieure mais sa bonne gestion macroéconomique lui vaut d’être bien noté par la Banque mondiale et le FMI. En juin 2003, le Burkina Faso a bénéficié d’une nouvelle FRPC du FMI d’un montant de 40 millions de DTS (55M$) pour la période 2003/2006. Trois crédits d’appui à la stratégie de réduction de la pauvreté couvrant les années 2001/2004 ont été mis en place par la Banque mondiale (120M$ au total).

Si sur le court terme l’économie burkinabè a bien résisté à la crise ivoirienne du fait d’abondantes récoltes céréalières et cotonnières, la région semble de plus en plus structurellement pénalisée. L’année 2004 aura été marquée par un ralentissement de l’activité économique. Compte tenu d’un taux de croissance démograhique élevé, le PIB par tête n’aura ainsi connu qu’une progression très limitée. La dégradation des termes de l’échange pèsera sur les résultats de l’économie burkinabè en 2005 (baisse des cours du coton due en partie aux subventions américaines à leurs producteurs de coton, hausse du coût de l’énergie). A cela s’ajoutent des problèmes de pluviométrie et le risque toujours présent de nouvelles invasions acridiennes.

L’impact de la crise ivoirienne sur l’économie à moyen terme est plus difficile à évaluer. Les opérateurs économiques ont su faire face aux problèmes de communication mais la crise a généré une baisse des transferts financiers, l’afflux de milliers de rapatriés (peut-être 300.000), des pertes d’emploi dans la région ouest et l’accroissement des dépenses sécuritaires de l’Etat.

Les voies d’un développement économique endogène demeurent étroites : la diversification des recettes d’exportation et la transformation des ressources agricoles du pays apparaissent toujours comme des potentialités virtuelles. Au-delà des concours des bailleurs de fonds, une telle orientation implique certainement l’essor des investissements privés encore trop rares dans ce pays.

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