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Présentation générale de la coopération décentralisée entre la France et le Burkina Faso

Une coopération ancienne, ancrée dans l’histoire, et toujours actuelle

Née des premières relations de solidarité entre communes, citoyens, et paroisses ou diocèses français et burkinabé, la coopération décentralisée franco-burkinabé a aujourd‘hui plus de 40 ans. Le premier jumelage datant de 1967 lie depuis quatre décennies les villes de Loudun (Poitou-charentes) et de Ouagadougou. Jusqu’à ce jour ce sont plus de 200 collectivités territoriales françaises (communes, départements et régions) qui ont entretenu des relations, plus ou moins formelles, avec des collectivités burkinabé. On estime à environ 110 les partenariats de coopération décentralisée réellement actifs. De nouvelles relations naissent chaque année, faisant du Burkina Faso la destination privilégiée des collectivités locales françaises en Afrique. Un tiers des collectivités territoriales burkinabé ont une relation de coopération avec une collectivité territoriale française.

Une coopération de proximité, essentiellement communale

La coopération décentralisée franco-burkinabé concerne, en France comme au Burkina Faso, essentiellement les communes, et notamment celles moyennes et de petite taille, pour la France, et des communes rurales, pour le Burkina Faso. Ces communes partagent en effet, toutes proportions gardées, les mêmes préoccupations en matière d’aménagement local du territoire, de gestion des infrastructures et des services sociaux de base (rues et routes, assainissement, marchés, école, santé). Toutefois, il est à noter le développement de partenariats entre départements et régions franco-burkinabè ces 10 dernières années.

Du simple jumelage à une véritable coopération décentralisée

Avec le processus de décentralisation au Burkina Faso, qui a vu la mise en place de communes autonomes en 2006 (302 communes rurales, 49 communes urbaines et 13 régions), les collectivités locales françaises et burkinabé, pour la majorité, entretenaient surtout de simples jumelages liés essentiellement aux questions culturelles ou à l’action humanitaire. Depuis, les collectivités françaises ont entrepris de mettre leur expérience de la décentralisation et de la gestion communale au service du développement institutionnel de leurs homologues burkinabé. C’est ainsi que la coopération décentralisée est passée de la réalisation humanitaire de petits ouvrages sociaux (centres de santé, école) ou urbains (assainissement, forages…) à l’appui au développement local intégrant des actions structurantes et pérennes de réduction de la pauvreté. Cette coopération, d’abord militante et fondée sur une charte d’amitié est aujourd’hui basée sur des conventions de partenariat entre collectivités burkinabè et françaises qui sont reconnues, légalisées et soutenues par les deux Etats, tout en laissant une très large autonomie aux acteurs. (voir rubrique sur les textes juridiques applicables)

Une répartition territoriale non équilibrée

Les actions de coopération entre collectivités françaises et burkinabé se répartissent de manière inégale sur le territoire burkinabé, la majeure partie d’entre elles se concentrant autour de la capitale et le long des grands axes de communication. Certaines régions, comme l’Est ou le Nord, certes moins peuplées, apparaissent délaissées.
Source : Evaluation de la Coopération Décentralisée au Burkina Faso, CIEDEL, Août 2009 - Téléchargeable en cliquant ICI

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