Rencontre-débat sur la justice populaire au Centre Culturel Français de Ouagadougou le 13 décembre 2005.

Dans le cadre du cycle de débats initié depuis 2004 avec la société civile, l’Ambassade de France au Burkina Faso a choisi le thème de la justice populaire pour son débat de fin d’année 2005.

Organisée en partenariat avec Canal 3, autour de M. Rémi Dandjinou, Directeur des programmes et modérateur de ce débat, la rencontre a réuni le Procureur du Faso, M. Adama Sagnon, le Président du Mouvement burkinabè des Droits de l’Homme (MBDHP), M. Halidou Ouédraogo, le Directeur de publication de l’hebdomadaire Bendré, M. Chérif Sy, un psychologue et enseignant à l’Université de Ouagadougou, M. Jean Jacques Kouma, un Commissaire de police, M. Rémi Sanou et le Maire de Boromo, M. Karim Guira.

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A l’introduction des débats, les panélistes se sont attachés à définir la notion de justice populaire, l’assimilant à une « vindicte populaire, une forme de justice expéditive rendue par une frange de la population au mépris des règles du code pénal, sur un individu accusé de crime ou de délit ».

La crise de confiance de la société vis-à-vis des institutions judiciaires et l’incompréhension de leur fonctionnement ont été les principales causes identifiées par les panélistes pour expliquer le recours à cette forme de justice.

Les conférenciers ont proposé des solutions pour rendre plus compréhensible le système judiciaire et sensibiliser les populations aux valeurs fondamentales de la justice d’Etat, en soulignant le possible rôle des médias, de la police de proximité, des leaders d’opinion ou encore du théâtre populaire.

Dernière modification : 17/02/2006

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