SANTE : La grippe aviaire

A propos de la grippe aviaire....

La grippe aviaire, quelques généralités...

La grippe aviaire est une maladie animale susceptible d’atteindre presque toutes les espèces d’oiseaux sauvages ou domestiques chez qui elle est très contagieuse. Cette maladie évolue donc de manière épizootique et a alors des conséquences essentiellement économiques. Son virus peut se transmettre exceptionnellement de l’animal à l’homme (zoonose exceptionnelle) lors de contacts étroits et prolongés dans des espaces confinés avec des sécrétions respiratoires ou des déjections d’animaux infectés. Aucun cas de transmission d’homme à homme n’a été, à ce jour, constaté.
Cette épizootie ne revêt donc pas, à ce stade, le caractère d’épidémie (humaine) et encore moins de pandémie. Ainsi, tandis qu’environ 150 millions d’oiseaux ont été contaminés ou éliminés, moins de 200 personnes dans le monde ont contracté ce virus, pour la totalité des cas en Asie. Il s’agissait le plus souvent de personnes vivant en situation d’hygiène précaire, au contact très proche d’animaux de basse-cour. Pour qu’une épidémie (humaine) apparaisse, il faudrait que le virus subisse une mutation génétique lui permettant de s’adapter à l’homme.
Le virus issu de cette mutation serait, dans ce cas, un nouveau virus. Une telle évolution, même si elle est redoutée, n’a pas été constatée à ce jour.

La Situation en Afrique de l’Ouest et au Burkina Faso :

La grippe aviaire a été détectée au Nord du Nigeria début février 2006 puis, du fait des échanges économiques du Nigéria avec le Niger, identifiée au sud du Niger à la fin février.
En raison des risques d’apparition de la grippe aviaire sur son territoire, les autorités sanitaires vétérinaires burkinabés ont décidé d’interdire l’importation de volailles ou de produits dérivés quelle qu’en soit l’origine (pays déclaré infecté ou non).
Pour l‘instant, aucun cas d’ infection animale n’a été déclaré au Burkina Faso. Des mesures de surveillance renforcées sont appliquées pour assurer une détection rapide.
A ce jour, aucun cas de contamination humaine n’a été identifié dans les pays officiellement infectés.
La cellule de veille sanitaire à l’ambassade de France est régulièrement informé de l’évolution de la situation.

Quelques recommandations :

Cette maladie ne peut se transmettre qu’exceptionnellement de l’animal à l’homme, il convient toutefois de respecter quelques précautions de bon sens pour éviter une contamination si la maladie est déclarée au Burkina Faso.
A savoir :
- La chaleur détruit le virus : une volaille bien cuite peu donc être consommée sans danger.
- Le virus de la grippe aviaire n’est pas détruit pas le froid (réfrigération ou congélation).
- L’abattage et la préparation (en particulier le plumage) à domicile d’une volaille malade ou morte comportent des risques : cette pratique doit être évitée.
- Les œufs peuvent contenir le virus de la grippe aussi bien à l’extérieur (coquille) qu’à l’intérieur (blanc et jaune). Ceux provenant de zones touchées par la grippe aviaire ne doivent pas être consommés crus ou partiellement cuits (jaune encore liquide), les œufs crus ne doivent pas servir à la préparation d’aliments qui ne subiront pas ultérieurement de cuisson ordinaire, de cuisson au four ou de tout autre traitement par la chaleur
- Ce sont les opérations de manipulation et d’abattage de volailles vivantes contaminées qui comportent le plus grand risque d’exposition au virus. L’application de bonnes pratiques d’hygiène pendant l’abattage et la préparation est indispensable pour prévenir la contamination par la viande de volaille crue, entre la volaille et d’autres aliments, ou entre celle-ci et les surfaces ou les matériels de préparation des aliments.

Mesures concrètes :

Afin d’éviter les risques de contamination :
- ne pas approcher des élevages de volailles, des marchés d’animaux vivants, des fermes, des zoos, des combats de coqs,
- ne pas manipuler les cadavres d’oiseaux et éviter le contact avec leurs déjections (l’attention des chasseurs est particulièrement attirée),
- ne pas ramener de volaille vivante à domicile,
- se laver les mains régulièrement avec de l’eau savonneuse ou avec des solutions de lavage hydro-alcooliques,
- éviter de marcher pieds nus ou en sandales dans les marchés ou à proximité d’élevage de volailles (laver soigneusement les pieds des enfants).
Sur le plan alimentaire :
- éviter la consommation de produits alimentaires crus ou peu cuits,
- isoler la viande de volaille crue des aliments cuits ou prêts à la consommation,
- de ne pas utiliser la même planche à découper ni le même couteau pour préparer les viandes crues et les aliments cuits ou prêts à la consommation,
- éviter de gober les œufs, ne pas utiliser d’œuf cru ou à la coque dans des aliments qui ne seront pas cuits,
- laver scrupuleusement à l’eau et au savon toutes les surfaces et tous les ustensiles ayant servi à la préparation des aliments,
- se laver les mains soigneusement après la manipulation avant cuisson des produits crus.

- Informations des voyageurs et des communautés françaises :

Le site internet du Ministère des Affaires Etrangères Français à la rubrique "Santé" et "Conseil aux voyageurs" donnent des informations constamment actualisées sur l’épizootie. (Fiche spéciale sur la grippe aviaire notamment).

Une rubrique "Réponse aux questions les plus fréquemment posées sur la grippe aviaire", particulièrement bien renseignée figure sur le site internet du Ministère de la Santé (www.sante.gouv.fr). Le site de l’Organisation Mondiale de la Santé (www.who.int) donne également des informations sur la grippe aviaire, ainsi que le nouveau site interministériel : www.grippeaviaire.gouv.fr qui a vocation à répondre de manière très pédagogique aux attentes du grand public, des professionnels et des médias en matière d’information sur la grippe aviaire.

- A Ouagadougou :
Le médecin référent sur ce sujet est le Docteur Sylvie Gaidot-Pagnier, médecin chef du CMS.

- Vaccination : Par ailleurs, il est recommandé de se faire administrer la vaccination anti-grippale saisonnière. Ce vaccin anti-grippe traditionnel n’offre aucune immunité contre une origine aviaire de la grippe, mais peut cependant éviter de favoriser les conditions d’une combinaison d’un virus aviaire et d’un virus humain.imprimer

Dernière modification : 04/04/2006

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