Sécurité

Présentation de la sécurité au Burkina Faso

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Le Burkina Faso dispose d’une sécurité générale relativement satisfaisante ; particulièrement en zone urbaine où la petite délinquance est bien maîtrisée.

Les services de police et de gendarmerie qui comptent 8.000 hommes sont confrontés depuis environ 6 ans au phénomène des coupeurs de route (491 cas recensés en 2005, en baisse en 2006).

Avec moins de 10 vols vers l’Europe par semaine et une diaspora très limitée, le Burkina est moins touché que ses voisins par les problèmes d’émigration clandestine.

Les saisies de stupéfiants sont faibles même si la culture (Pic du Nahouri) et la consommation traditionnelle de cannabis permettent des saisies régulières de cette plante.

Depuis 3 ans, la lutte contre le trafic des enfants envoyés notamment dans les champs de coton s’est intensifiée avec une douzaine d’arrestations de passeurs par an.

L’action des forces de sécurité (police et gendarmerie) est freinée par une organisation territoriale insatisfaisante des services qui laisse 3.800.000 habitants (31 % de la population) sans aucune protection.

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Appui de la France

Notre coopération avec la police et la gendarmerie burkinabé est ancienne : 1965. Les relations sont marquées par l’habitude de recevoir une aide non négligeable en stages et en matériels.

Avec une équipe composée de deux commandants de police, d’un officier des sapeurs pompiers et de 4 personnels de la gendarmerie, l’Attaché de sécurité Intérieure et son équipe animent des actions de coopération technique visant principalement à l’amélioration des pratiques professionnelles dans les domaines de la police judiciaire, de la sûreté aéroportuaire et du secours aux victimes d’accidents et d’infractions.

En septembre 2005, s’est achevé le projet FSP 2000/115 « appui à la police » de 990.000 € qui a permis l’équipement et la formation de deux services régionaux de police judiciaire (Ouagadougou et Bobo Dioulasso), de la division de la police technique et scientifique, d’un service de police-secours à Ouagadougou, de réseaux de transmission HF et VHF et d’une salle d’information et de commandement.

Pour la gendarmerie, les principales orientations de la coopération sont : le suivi pédagogique à l’Ecole de Bobo Dioulasso, l’appui à la mobilité (réparation de motos CAGIVA) et l’amélioration des capacités en police judiciaire.

Le soutien de la France aux sapeurs pompiers est apprécié. Le service de l’A.S.I. entreprend actuellement des démarches auprès des institutions régionales (UEMOA) pour faire de l’Ecole nationale des sapeurs pompiers une ENVR (école nationale à vocation régionale) qui accueillerait les pompiers de toute l’Afrique francophone.

Un nouveau projet FSP de 2 millions d’euros qui comprend un appui pour la mise en place d’unités de patrouilles sur les axes stratégiques est envisagé.

Coordonnés

Téléphone de la délégation du SCTIP de Ouagadougou : 00(226) 50 49 66 82

Adresse courriel : sctip.ouagadougou-amba@diplomatie.gouv.fr

Dernière modification : 22/03/2007

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