La France au Burkina Faso Ambassade de France à Ouagadougou
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Signature d’un Protocole relatif à l’octroi par la France d’une aide alimentaire d’un montant d’un million d’euros au Burkina Faso.

Discours de l’Ambassadeur, François GOLDBLATT.

(Ouagadougou, 02 décembre 2008)

Monsieur le Ministre de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des Ressources halieutiques,

Honorables invités,

La convention de financement concernant l’Aide Alimentaire d’un million d’euros que nous venons de signer est d’une importance capitale pour plusieurs raisons :
- c’est le comité technique du Conseil National de Sécurité Alimentaire (CNSA) qui est le principal partenaire de cet accord. En choisissant le Comité Technique du Conseil National de Sécurité Alimentaire (CT-CNSA), la France affiche très clairement sa volonté de soutenir cet organisme paritaire, qui fonctionne bien (mieux que dans d’autres pays de la sous-région), et reconnaît le CT-CNSA comme une instance majeure dans le secteur de l’Aide Alimentaire.
- La deuxième raison est liée à l’approche choisie pour cet appui dans ce secteur. Pour la première fois, nous nous adresserons aux milieux urbains avec des moyens rénovés. A la distribution classique de l’aide alimentaire, se substituera la mise en place de coupons. Ce bouleversement dans nos méthodes a demandé un gros travail de ciblage des populations vulnérables et un immense travail en commun de tous les acteurs : administrations, collectivités territoriales, ONG, société civile, organismes inter-Etats, système onusien. A ce jour, tout ce travail a été fait et je remercie tous les acteurs qui se sont mobilisés. Je rappelle que 30 000 ménages très vulnérables seront les bénéficiaires directs de cette aide, 10 000 à Bobo-Dioulasso, et 20 000 à Ouagadougou, et, pour y arriver, 168 000 ménages ont été interviewés. A raison de 6 personnes par ménage, environ 1 million de Burkinabè ont fait l’objet d’une enquête qui a été confiée à la Croix-Rouge, avec l’appui méthodologique et scientifique de l’IRD. Enfin, je souhaiterais souligner le dynamisme que cette approche, qualifiée de française par certains acteurs, a suscité : a/ Le PAM, principal opérateur de ce projet, a su convaincre son siège à Rome, et mobilise également 20 millions de dollars pour étendre et amplifier cette action. b/ L’IRD met à la disposition de ce projet un post-doctorant pour évaluer périodiquement les actions entreprises, et apporte ainsi sa caution scientifique. c/ Le CILSS, également, mettra en place un observatoire de l’insécurité alimentaire en milieu urbain, et je ne veux pas oublier toutes les ONG, les Mairies de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, les administrations de l’action sociale et du Commerce qui ont tous contribué et travaillé ensemble pour permettre d’initier cette action pilote.

Je vous remercie de votre attention.

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